Dans le domaine des vins, spiritueux ou liqueurs, la mesure de la masse volumique ou de la densité fait partie des contrôles couramment réalisés. Pour cela, plusieurs solutions existent, notamment l’aréométrie et la densimétrie électronique.
Si la valeur recherchée est identique, le choix de l’une ou l’autre de ces méthodes de mesure dépend d’un ensemble de besoins et contraintes. Alors, dans quels cas privilégier l’aréomètre et quand choisir d’utiliser un densimètre électronique ?
L’aréomètre : une solution simple et efficace
L’aréomètre est un instrument en verre, lesté et gradué, que l’on plonge directement dans le liquide à peser. Une fois stabilisé, la ligne de flottaison permet de lire la valeur correspondant à la masse volumique ou à la grandeur indiquée par son échelle.
La température du liquide est également à prendre en compte lors de la mesure. En effet, la masse volumique d’un liquide varie en fonction de sa température. Lorsque la température de l’échantillon est différente de la température d’étalonnage de l’aréomètre (le plus souvent à 20°C dans le domaine des boissons), une correction basée sur des tables de correspondance peut être nécessaire afin d’obtenir la valeur correspondante.
Face au développement des instruments électroniques, l'aréomètre conserve plusieurs avantages au quotidien :
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Une stabilité d'étalonnage : en l’absence de composant électronique ou de système de mesure nécessitant un réglage régulier, l’aréomètre offre une très bonne stabilité de mesure dans le temps lorsqu’il est correctement manipulé et entretenu.
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Une grande mobilité : il peut être utilisé facilement sur le terrain, notamment en cave, en distillerie, en brasserie ou au laboratoire
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Une bonne longévité : hormis en cas de casse, un aréomètre peut être utilisé pendant de nombreuses années
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Un investissement limité : il constitue une solution économique pour réaliser des mesures fiables
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Pas de maintenance : aucun composant électronique, aucune batterie et aucune alimentation ne sont nécessaires
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Peu de contraintes d’entretien : nécessite uniquement un nettoyage soigneux
Pour de nombreuses mesures courantes, il offre ainsi un bon compromis entre simplicité, coût et efficacité.
Quand privilégier un densimètre électronique ?
Le densimètre électronique présente d’autres avantages et devient particulièrement intéressant lorsque les analyses sont nombreuses et/ou très fréquentes.
Il est notamment adapté lorsque :
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les volumes d’échantillons disponibles sont faibles
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un grand nombre d’échantillons doit être analysé
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les mesures doivent être réalisées régulièrement
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la lecture et l’enregistrement des résultats doivent être facilités
Les densimètres électroniques se présentent sous forme portable et de paillasse. Les modèles portables sont pratiques pour les mesures de routine sur le terrain, tandis que les modèles de paillasse sont destinés aux laboratoires de production ou d’analyses et permettent généralement d’obtenir une précision plus élevée, conforme aux normes officielles.
Dans les deux cas, les appareils sont équipés de système de gestion de la température (correction automatique pour les densimètres portables, effet Peltier pour ramener l’échantillon à 20°C pour les densimètres de paillasse).
À titre d’exemple, le densimètre électronique portable DA135 proposé par Dujardin-Salleron permet de mesurer différentes grandeurs et d’afficher directement le résultat dans l’unité sélectionnée. Il dispose également d’une mémoire permettant d’enregistrer les résultats.
L’aréomètre et le densimètre électronique ne s’opposent donc pas nécessairement : le choix dépend avant tout de la fréquence des analyses, du volume d’échantillon disponible et des conditions d'utilisation.
Un critère important : connaître l’EMT de l’instrument
Au moment de choisir un aréomètre, l’échelle de la graduation peut naturellement attirer l’attention. Pourtant, elle ne suffit pas à elle seule à déterminer la précision de la mesure.
Il est également important de vérifier l’EMT (Erreur Maximale Tolérée) de l’instrument.
L’EMT correspond à l’écart maximal accepté entre la valeur indiquée par l’instrument et la valeur de référence.
Ainsi, une graduation plus fine ne signifie pas nécessairement que l’instrument fournit une mesure plus juste. L’EMT constitue donc un élément essentiel à prendre en compte lors du choix d’un aréomètre.
Dans le cas des alcoomètres et aréomètres utilisés dans un cadre réglementé, des exigences liées à la métrologie légale peuvent s’appliquer. Chez Dujardin-Salleron, certaines références d’aréomètres et alcoomètres sont fournis avec un constat de vérification, attestant de la conformité de l’instrument avec le modèle disposant d’un examen de type. Pour en savoir plus, retrouvez notre article dédié à l’aréométrie et à la métrologie légale : « Aréométrie et métrologie légale : quelles exigences pour les alcoomètres ? »
Masse volumique et densité : quelle différence ?
Les deux termes sont souvent associés, mais ils ne désignent pas exactement la même chose.
La masse volumique correspond à la masse d’un liquide pour un volume donné. Elle peut par exemple être exprimée en g/cm³, en kg/dm³...
La densité est un rapport et n’a pas d’unité. Dans le cas d’une densité 20/20, elle correspond au rapport entre la masse volumique du liquide à 20 °C et celle de l’eau à 20 °C.
Cette distinction est importante pour choisir un instrument et une échelle adaptés à la mesure recherchée.
Attention, une échelle graduée en pourcentage volume d’alcool ne peut être lue que si l’instrument est utilisé dans une solution hydroalcoolique (un distillat de laboratoire par exemple).
Quel instrument choisir ?
Pour des contrôles courants et lorsque la simplicité d’utilisation et le coût sont des critères importants, l’aréomètre reste une solution particulièrement adaptée.
Lorsque les analyses deviennent très fréquentes, que les échantillons sont nombreux ou que leur volume est limité, le densimètre électronique peut apporter davantage de confort et de rapidité.
Le bon choix dépend donc avant tout de l'usage et des besoins du laboratoire, de la cave ou de la distillerie.